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Ambiance cocktail extérieur — mange-debout au jardin

Saison sèche ou saison des pluies : ce que ça change pour une réception en extérieur

· 6 min de lecture

Harmattan, averses de juin, humidité de septembre — ce que chaque saison impose au matériel, à la tente et au calendrier d'une réception à Lomé.

Au Togo, la saison ne se choisit pas : la date d'un mariage se fixe sur des contraintes familiales, pas météorologiques. En revanche, ce qu'on installe dehors se décide en connaissance de cause. Voici ce que chaque période impose réellement.

Novembre à mars : la saison sèche

C'est la haute saison des réceptions, et pour de bonnes raisons : peu de pluie, des soirées douces, des extérieurs praticables.

Ce qu'elle impose quand même :

  • La poussière. L'harmattan, de décembre à février, dépose un voile fin sur tout ce qui reste dehors. Le dressage se fait le plus tard possible, et les nappes se posent après le montage des tables, jamais avant.
  • La lumière. La nuit tombe vite et sans crépuscule prolongé : prévoyez l'éclairage pour 18 h 30, même si la réception commence à 17 h.
  • La disponibilité. C'est la période où le stock part le plus vite. Les samedis de décembre et janvier se réservent quatre à six semaines à l'avance, contre deux le reste de l'année.

Avril à juin : la grande saison des pluies

La pluie arrive brutalement, souvent en fin d'après-midi, et dure une à deux heures.

Ce qu'elle impose :

  • Une tente, systématiquement, même par ciel dégagé le matin. Une averse d'une heure sur un dressage complet, c'est la réception perdue.
  • Un sol. L'herbe détrempée devient impraticable en talons et instable sous les pieds de table. Un plancher, ou au minimum un tapis technique, sur toute la zone de réception.
  • Les bâches latérales. Une tente sans côtés ne protège de rien dès que la pluie est portée par le vent. Prévoyez-les, quitte à ne pas les déployer.
  • Un point de repli pour la sonorisation et l'électricité : le matériel technique ne supporte pas ce que le mobilier supporte.

Juillet à août : la petite saison sèche

Une accalmie relative, plus fraîche, souvent couverte. C'est la fenêtre la plus confortable pour un cocktail en extérieur : peu de pluie, moins de chaleur, pas de poussière.

Le seul point d'attention : l'humidité ambiante, qui marque le nappage et les housses s'ils passent la nuit dehors. Le démontage se fait le lendemain matin, pas le surlendemain.

Septembre à octobre : la petite saison des pluies

Moins d'eau qu'en juin, mais une humidité continue.

Ce qu'elle impose :

  • Le stockage au sec de tout ce qui est textile. Une nappe rangée humide ressort tachée, et la tache ne part pas.
  • La vigilance sur l'électricité en extérieur : rallonges surélevées, raccords protégés, tableau à l'abri.
  • Le séchage du matériel avant retour en stock — c'est notre affaire, mais cela explique pourquoi un démontage sous la pluie prend plus de temps.

Trois règles qui valent toute l'année

La tente n'est pas une dépense météo, c'est une assurance. Son coût rapporté au budget total d'une réception est faible ; celui d'un dressage abîmé ne se rattrape pas.

Le sol compte autant que le toit. Une tente sur un terrain qui ne draine pas protège de la pluie qui tombe, pas de celle qui monte.

L'électricité se prévoit deux fois. Le réseau, et un groupe. Une coupure pendant les discours n'est pas un incident technique aux yeux des invités, c'est le souvenir de la soirée.


Nous montons des réceptions en extérieur toute l'année, y compris en juin. La différence entre une réception réussie sous la pluie et une réception gâchée ne tient pas au temps qu'il fait : elle tient à ce qui a été prévu trois semaines plus tôt.

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